Télétravail : inquiétudes ?
Rétablir les faits !
Ces derniers jours, certaines communications ont qualifié les inquiétudes exprimées par les salariés de simples « bruits de couloir ».
Nous souhaitons rétablir un point essentiel : les inquiétudes ne sont ni théoriques ni fantasmées. Elles reposent sur des situations déjà vécues sur le terrain, des retours sur site imposés, des pratiques hétérogènes selon les entités et des consignes managériales qui existent déjà.
Présenter comme « garanties » des éléments qui relèvent en réalité de préconisations, d’orientations ou de promesses non écrites, revient à entretenir une confusion dangereuse.
Dans une entreprise comme Accenture, ce qui n’est pas écrit n’est ni opposable, ni protecteur. La protection des salariés, comme la préservation de leurs acquis, passe par le droit et par l’écrit, pas par des engagements oraux, des intentions affichées ou des assurances verbales.
Encourager une culture de l’oral, c’est accepter que demain :
- des règles puissent être interprétées localement,
- des pratiques managériales s’imposent sans recours effectif,
- et que les salariés se retrouvent seuls face à des décisions pourtant présentées comme « sécurisées ».
Par ailleurs, chacun constatera que certaines prises de position relèvent davantage d’une « communication de valorisation d’accord » que d’une information neutre et complète. Mettre en avant une capacité à rassembler une majorité de voix ne dit rien, en soi, du caractère réellement protecteur d’un texte pour les salariés.
Le marketing électoral ne remplace ni l’analyse juridique, ni l’expérience vécue sur le terrain.
Notre position est simple et constante : un accord collectif n’a de sens que s’il améliore clairement l’existant, crée des droits opposables, et protège durablement les salariés.
À défaut, l’application stricte de la loi, fondée sur des accords individuels réels, des refus motivés et la prise en charge des frais professionnels, reste plus protectrice qu’un texte qui fragilise les équilibres sous couvert de modernité.
Chacun est libre de se faire son opinion : 3 organisations syndicales sur 4 ont rendu l’accord applicable en signant.
Signer un accord en appliquant des réserves qui ne servent à rien, ne modifie pas le contenu de l ’accord.
Nous espérons donc que la « préconisation » de 3 jours sur site mentionnée dans l’accord ne deviendra pas une règle opérationnelle…
Notre position sera toujours guidée par le principe de transparence : mieux vaut un droit écrit et opposable qu’une promesse orale et réversible. Pour mémoire, nous avons explicité les principaux points dans notre précédente communication.
Nous vous communiquons l’accord signé.
Le changement est là sous vos yeux, ayez le DCLIC !
Rassemblons-nous !
C’est le moment d’agir. Notre représentativité sera la force de tous.
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